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Week-end de formation

lundi 23 mars 2015, par André Petithan

Ce week-end de mi-février, une formation en maraîchage a pu avoir lieu grâce au soutien de Malem-Auder asbl.

Des membres des GIE DEGGO et de SUXALI ainsi que de l’Association des Mères d’élèves de l’Ecole de Tawa Keur El Hadji ont bénéficié de renforcement de capacité en techniques de maraichages.

La formation théorique a été tenue à l’école de Tawa Keur El Hadji dans la commune de Malem Hodar.

Planning de la première session de formation

14/02/2015 de 11 h à 13 h et de 15 h à 17 h :
- Préparation du terrain ;
- Semis en pépinière ;
- Apport de matières organiques,
- Binage et traitement

26 participants

15/02/2015 de 08 h à 14 h
- Application sur le terrain de la première journée

26 participants

Ce qui suit est le compte rendu de la partie théorique de la formation.

Préparer le terrain

Il faut faire le bêchage, écraser les mottes de terre, niveler la planche, faire les lignes d’intervalles 20 cm avec le gabarit, traçage avec le mètre en bâton, semer, pailler puis arroser. Ne pas oublier l’étiquette où on mentionne l’espèce, la variété, la date de semis et la date de levée du paillage.

Il faut 5g de graines (1g= 300 graines) pour un mètre carré qui sera repiqué sur un are c’est à dire dix planches de dix mètre carré.

La ligne doit être d’un centimètre de profondeur. La connaissance de la dimension de la planche commande la quantité de la semence et par conséquence la pépinière et la plantation pour éviter le gaspillage.

Une pépinière dure selon la spéculation 25 (salade) à 35 (oignons, aubergine, piment) jours.

Il faut enlever la pépinière avec le transplantoir et repiquer avec le plantoir. Les mottes de terre qui l’accompagnent sont importantes, elles font éviter le stress de la plante.il est préférable de le faire hors ombre et le paillage. Il faut toujours mesurer.

La préparation de la planche :

Elle suppose l’apport organique : fumier mélangé au terreau et de la poudre de coque d’arachide ou mocap mais coute cher.

Plantation : arrosage, binage, sarclobinage, traitement phytosanitaire ; il faut toujours enlever les feuilles d’en bas et faire le buttage. Il renforce la plante et donne à la plante la possibilité de développer d’autres racines. Le semis en quinconce favorise l’aération.

Les maladies de la plante :

- l’acariose peut être réglé par le produit DICOFOL, DIMETHO 10 ml pour 10 l d’eau. Latence sont de petits insectes qui attaquent les feuilles. Elle est causé par les acariens qui laissent des substances qui affaiblissent la feuille.

Les piqueurs-suceurs comme les jassides sucent la sève de la plante qui jaunit et se recroqueville comme une cuillère.Il affaiblit la plante, diminue la taille du produit.

- les nématodes : ce sont des vers qui attaquent les racines et les feuilles et empêchent la circulation de la sève.
Les haricots attirent les nématodes et ne leur donnent pas à nourrir. On peut enfouir dans le sol, les légumineuses, le Kad captent l’azote et le libère

Avantage : gain d’argent, complément nutritif, variation des plants.

Rotation des cultures :

Familles de plantes :

- Solanacées : tomate, aubergine, poivron, piment
- Liliacées : oignon, ail, poireau
- Brassicales : chou pommé, chou-fleur
- Malvacées : gombo, oseille

Première campagne dans les périmètres

Tomate Aubergine Salade
Oignon Piment gombo

Deuxième campagne

Chou Chou tomate
jachère salade oignon

La rotation permet de réduire les attaques et profiter des avantages de la plante de l’autre famille, favorise la rentabilité et fait profiter le maximum des avantages naturels de la plante.

Après chaque récolte on doit faire le bilan, il doit être total c’est à la fois l’investissement, le roulement, la consommation. Il doit aboutir à un inventaire économique pour la relance du projet.

Le brise vent

Il protége 5 à 10 fois sa hauteur, il ne doit pas être hermétique fermé. Les espèces qui peuvent le faire le moringa, prosopis, crinting … les arbres ne doivent être autour du périmètre mais à l’intérieur.

Apport organique

La matière retient et renforce l’humus qui nourrit la plante. La matière peut être obtenue de beaucoup de façon : parquer des animaux dans une parcelle, fabriquer du compost,…ce qui est d’ailleurs recommandé au niveau mondial. Parce que ce modèle prend en compte les facteurs économiques, santé, environnementaux.

C’est le compost et il y a deux façons de le faire :
- La fosse compostière : 2m large, 3m long et 1m profondeur. Il faut toujours au fond mettre les tiges de mil parce qu’il a besoin d’aération ce qui permet de sonder. Si c’est lourd ça se compacte très rapidement 10 cm. Ensuite vient les débris : paille, feuille : 25 cm, vient la fumure 10cm.

Après les trois composants il faut tasser et après l’arroser et pas inonder.

Ensuite répéter le processus jusqu’à remplir la fosse. Après chaque 20 jour, retourner la composition et durant 60 jours le compost doit être mûr par le travail des micro-organismes.

Et un plan standard (10m2) prend 10 à 20 Kg de compost mur (environ une bassine).

Equivalence en chimique (N : azote c’est le développement végétatif, P : phosphore c’est le développement et la protection, K : potassium c’est pour la saveur, 10-10-20 ; 9-23-30 ; 8-18-27).

Après il faut couvrir avec des sacs vides pour conserver l’engrais.

Il est possible d’améliorer le compost par des engrais complexes dans les 20 derniers jours.

La fiente de poule est très riche en azote.

- On peut faire le compost avec trois fosses compostière avec le même processus.

Représentation compost par rapport à NPK

azote
Fumier 5kg 3kg 6kg 100kg 1 tonne
Paille enfouie 10-12 Kg 00 00 250kg 1 tonne
Engrais vert 00 00 00 400kg 10 tonnes

Traitement biologique

Neem : il faut ramasser les fruits, les enfouir dans l’eau pendant 1H à 2H ensuite les sécher puis moudre.

Deux boites d’allumette de poudre de neem à tremper dans un litre d’eau pendant 12h à24 H en fonction de la qualité moulu.

Récupérer l’eau dans une bouteille puis ajouter un adjuvant de savon, de l’huile de jatrofa, adhésol,… .

Il permet de fixer le produit aux feuilles et emprisonne l’attaque. Pour un litre de produit, il faut un verre de thé d’adjuvant puis pulvériser.
Un litre du produit traite 10m2 de sol contre les nématodes, les bactéries. Il peut traiter les feuilles et les sols alors que pour les feuilles c’est uniquement pour les insectes qui volent.

Feuille : Cueillir deux Kg de feuille de neem, les sécher sur table, piler au mortier jusqu’à obtenir la poudre, Faire une infusion dans 10l d’eau pendant 10 à 12H de temps ; puis filtration et mettre dans une bouteille fermée hermétiquement ; écraser 4 piments à coté et infuser dans 200 ml.

Après filtre mélanger les deux eaux puis ajouter un adjuvant environ 250g de savon. Ajouter les adhésifs dans la bouteille fermée pendant au moins 48 heures puis pulvérisé. C’est très efficace contre les insectes et les acariens. A administrer au plus avant une semaine

Bouillir les feuilles verser la première eau et la deuxième eau bouilli guérit le Kouli, un verre de thé par jour.

La partie théorique de la formation a été suivie par une pratique de terrain dans le parcelle de DEGGO en technique de compostage et chez SUXALI en technique de semis

Le responsable de projet
Abdoulaye Diallo

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