Accueil > Projets > Naatal phase 2 > Mobiliser pour le climat en reboisant des écoles

Mobiliser pour le climat en reboisant des écoles

jeudi 3 novembre 2016

Document de référence pour la réunion de partage avec les bénéficiaires du Projet DFC à l’Ecole de Tawa Keur El Hadji (Commune Malem Hodar)

Malem-Auder asbl a développé dans la zone, de Malem-Hodar un projet dénommé “Naatal-Ecole-Oasis » dans les écoles élémentaires de Goudié, de Mbarocounda et de Matar Ndao (Diam-Diam).

Depuis quelques mois les membres sénégalais du Conseil d’Administration de l’Association ont déposé une demande de financement auprès d’une ONG (IED Afrique) dans le cadre du projet DFC (Décentralisation des Fonds Climat) pour accompagner la dynamique de création d’un meilleur cadre d’épanouissement scolaire entrepris par l’école élémentaire de Tawa Keur El Hadji depuis des années.

Le projet DFC intervient au Mali (région de Mopti) et au Sénégal (région de
Kaffrine) pour une durée de 3 ans.

Il est financé par le programme BRACED (Building Resilience and Adaptation to Climate Extremes and Disasters ou Renforcement de la résilience et de l’adaptation aux extrêmes climatiques et désastres) qui est une initiative du DFID (Département pour le développement international au Royaume Uni).

1. Objectif général

Le DFC vise à renforcer les capacités des collectivités territoriales, à mobiliser et gérer des ressources en vue de renforcer la résilience des populations les plus vulnérables notamment les femmes et les enfants, face au changement climatique.

2. Objectifs spécifiques

De manière spécifique, il s’agira de :
• promouvoir des mécanismes décentralisés de planification et de financement fonctionnels dans les quatre départements de Kaffrine pour soutenir des investissements en biens publics priorisés par les communautés et qui renforcent leur résilience au changement climatique ;
• de faciliter l’accès des communautés vulnérables de la région, à des financements innovants qui renforcent leur résilience face au changement climatique ;
• produire et de partager des données et leçons probantes sur l’efficacité des financements décentralisés qui améliorent la résilience des communautés bénéficiaires ;
• mettre en place des mécanismes et processus pour faciliter la prise en compte des résultats et des leçons tirées, dans les décisions prises par les décideurs locaux, nationaux et internationaux.

3. Résultats attendus du projet DFC

• Des mécanismes décentralisés de financement qui renforcent les investissements de biens publics et la résilience des communautés ; sont mis en place et sont fonctionnels ;
• Les communautés vulnérables dans les quatre départements de la région de Kaffrine ont accès à des financements qui renforcent leur résilience face au changement climatique ;
• Des données et leçons probantes sur l’efficacité des mécanismes de financement décentralisés qui améliorent la résilience des communautés sont produites et partagées ;
• Des mécanismes et processus sont mis en place pour faciliter l’intégration des données et leçons probantes dans les décisions prises par les décideurs nationaux et internationaux.

4. Résultats attendus par Malem Auder

Les familles (hommes et femmes et enfants) seront impliquées dans tout le processus. Les hommes ne devront plus acheter le matériel scolaire de la rentrée. Il sera financé par la vente du surplus de légumes et de fruits du potager scolaire. Les femmes découvriront le foyer économe. Les enfants bénéficieront d’une école sécurisée, d’une meilleure alimentation et de matériel scolaire. Le potager scolaire, le dispositif de gestion des déchets constitueront des supports pédagogiques pour les enfants.

5. Impacts

Les arbres freinent la vitesse des vents.et fixent le sable et réduisent également la température des sols limitant ainsi l’évaporation et l’évapotranspiration. Ils sont synonymes d’ombre et créent des microclimats.

La reforestation est la base d’une évolution positive de l’écosystème de la zone. Cela permettra d’atténuer les effets de l’augmentation de température et d’améliorer les bilans carbone et hydrique des terres.

La non utilisation d’intrants et de pesticides chimiques permettra de conserver la qualité des eaux souterraines et d’améliorer la qualité du sol sur le long terme.
Avec la production de légumes par la communauté l’école bénéficiaire disposera durant la première récolte d’environ 300 kgs (tomates, oignons) et de la salade ; Production de feuilles de moringa pour la consommation familiale ; Production de fruits (anacardier, mangues) dans les quatre prochaines années. Economie substantielle grâce à non utilisation d’intrants ou de pesticides chimiques ainsi que grâce à la reproduction de semences de qualité.

6. Les grands axes du projet.

• Mise en place d’un grillage d’une hauteur de 1.90 mètres le long du périmètre de l’école et d’une aire protégée de 50 x 30 mètres pour potagers scolaire ;
• Deux (2) ateliers de formations en gouvernance scolaire et aux techniques d’agro- écologie
• Equipement du potager en matériel d’arrosage et divers.
• Mise en place d’un entrepôt en voûte nubienne de 5 mx 3.3 m ;
• Fourniture de fours économiseur de bois et de poubelles métalliques ;
• Reboisement sur trois rangées d’arbres le long du périmètre de l’école avec des espèces épineux et des arbres fruitiers et ombragés

SPIP | | Plan du site | Les brèves Flux des articles | Suivre la vie du site Flux des brèves

Thème créé par : Kozlika sous GPL. Squelette et thème adaptés par André Petithan.

Soutenir par un don