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Rôle économique des migrants

samedi 24 juillet 2010

32 pour cent des ménages sénégalais reçoivent des 500.000 Sénégalais vivant à l’étranger en moyenne 300 dollars de transfert 8 fois par an, selon les résultats d’une enquête conduite par le Bureau international du travail (BIT).

Les opérations correspondantes sont généralement effectuées « par moins de 10 institutions, y compris plusieurs banques, La Poste, et 3 IMF », rapporte cette étude conduite par les experts du BIT auprès de migrants sénégalais, d’institutions financières et d’ONG.

Les résultats de cette étude ont été présentés mercredi 21 juillet 2010 à Dakar, au cours d’un atelier organisé par le projet BIT/ migration, en partenariat avec le Programme finances solidaires du BIT, à Genève.

Des représentants d’institutions financières, le ministre des Sénégalais de l’extérieur et d’autres partenaires étaient présents à cet atelier qui avait pour thème : « Transfert des migrants au Sénégal : améliorer la capacité des migrants et de leurs familles dans la gestion des transferts d’argent ».

L’enquête évalue par ailleurs à au moins 1.5 milliard de dollars, soit plus de 700 milliards de francs CFA, les rentrées d’argent dont bénéficient le pays, mais relève que cette manne financière n’est pas investie dans les secteurs productifs.

Cependant, certains « récipiendaires » arrivent à épargner, souvent mieux que les autres Sénégalais ne bénéficiant pas d’apports d’un migrant. « Plus de 50% des récipiendaires épargnent en moyenne 406 dollars par an contre 206 dollars pour les non récipiendaire », précise l’étude.

Pour Sévérine Deboos, l’experte technique du programme Finances solidaires du BIT, les taxes perçues par les institutions financières sont prohibitives et résultent du monopole dont bénéficient certains opérateurs du secteur en Afrique et au Sénégal en particulier. « Un
seul opérateur effectue plus de la moitié des transferts », a-t-elle noté, précisant notamment que, environ 1/3 des transferts transite de manière informelle

Partant, elle a souligné ainsi la nécessité d’améliorer la concurrence entre les intermédiaires de services de transfert via l’organisation des Foires commerciales internationales, la sensibilisation des communautés sénégalaises à l’étranger et le renforcement des capacités des institutions de microfinance. Deboos a également préconisé le développement des points de vente de détail.

De façon générale, le rapport recommande par ailleurs l’élargissement de l’offre de produits financiers, particulièrement en direction des récipiendaires, le développement de stratégies de communication et la mise en œuvre de programmes d’éducation financière par des partenaires public et privés .

Source : http://echos.wasenebel.be

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