Depuis bien longtemps, nous avons pu constater que, lors de la mise en place d’un nouveau projet destiné à un groupement féminin, pas mal d’hommes occupent le terrain…

Une première rencontre dans un nouveau village par exemple est toujours l’occasion d’une réunion qui met systématiquement les femmes dans un rôle second. Puis, lorsque la réflexion se précise et que la collaboration démarre, les femmes « émergent » petit à petit et peuvent alors prendre à bras-le-corps les rênes du projet.

Il est déjà arrivé également que les hommes prennent ombrage du succès d’un projet, notamment d’économie sociale.

Au Sénégal (comme dans tant d’autres pays du monde), les questions de genre sont loin d’être intégrées dans tous les aspects de la vie quotidienne.

De cette expérience, Malem-Auder (qui rappelons-le est dirigée au Sénégal par Mme Ramatoulaye Ndao) a voulu tirer les leçons en proposant une solide formation en genre et empowerment féminin au groupement concerné par la mise en place d’un vaste projet de maraîchage à Wandé.

Le programme de formation (7 jours) est le suivant :

JOUR 1   Définition de l’organisation, les types d’organisation, particulièrement leurs objectifs et leurs missions en général.

JOUR 2   Les organes de fonctionnement d’une organisation, les rôles et les responsabilités des membres d’une organisation.

JOUR 3   Les outils de travail d’une organisation pour une bonne dynamique : les procès- verbaux de réunion, les réunions de planification, les planifications des activités, les bilans d’activités.

JOUR 4    Le genre : définition sociologique du genre et des concepts qui lui sont liés ; l’égalité, la mixité, la parité.

JOUR 5   L’approche genre, genre et développement (surtout dans les projets d’activités de développement).

JOUR 6   La prise en compte de la dimension genre dans les activités de développement. L’organisation de la ligne du temps des femmes pour s’activer pleinement dans les projets de développement depuis la conception.

JOUR 7   Définition de l’empowerment, ce concept et le pouvoir d’agir pour nos collaborateurs. L’empowerment, une pratique émancipatrice pour les femmes en zones rurales.

Les formateurs sont Mme Ndao et M. Diop.

Pour obtenir le financement nécessaire à cette formation (3400 €), nous avons sollicité la Cellule Solidarité Internationale de la commune de Woluwé-St-Lambert.

Nathalie Deneumostier et André Petithan ont eu l’occasion de présenter le projet complet aux membres de la Cellule Solidarité Internationale de la commune début juillet.

Réponse en octobre ou novembre 2024.