Bangadj phase 3

Historique du projet

Pour rappel, depuis fin 2019, Malem-Auder a orienté ses projets vers un phasage dans le temps : une première phase permet de lancer un projet relativement limité.
En fonction des résultats obtenus et du dynamisme du groupement durant cette première phase, un prolongement du projet, en une deuxième étape, peut être envisagé avec un cofinancement du partenaire.
Une troisième phase est sensée être mise en place pour aboutir à une réelle autonomie du groupe bénéficiaire.
Ce phasage dans le temps (entre 3 et 5 ans) permet également d’étaler dans le temps les formations.

Depuis 2019 également, diverses demandes sont arrivées auprès des responsables sénégalais de l’association. Ces demandes émanent de groupements ou de villages qui disposent d’un ancien puits désaffecté et qui souhaitent le réhabiliter à usage de maraîchage. Le village de Boulel a été une première expérience qui nous a apporté beaucoup d’enseignements.

Le Club Rotary Vésale est intervenu à diverses reprises dans des projets de ce type et tout dernièrement dans le projet Médina Safa.

Le groupement de Bangadj, fin 2019, nous a contacté pour examiner les possibilités de mise en place d’un vaste projet : rénovation d’un puits, solarisation de celui-ci, sécurisation d’un périmètre de +/- 3600 m², construction de bassins de rétention d’eau et d’un abri. Comme toujours, un ambitieux programme de formation était prévu : agroécologie, dynamique organisationnelle et gestion.
La Fondation Roi Baudouin, par le biais du Fonds Elisabeth et Amélie, et la Commune de Woluwe-Saint-Lambert nous ont aidés à financer le projet qui a pu être réalisé dès la fin de l’année 2020. Le budget total était d’environ 25.000 €.

Le succès a été rapidement au rendez-vous grâce notamment à l’excellente organisation du groupement et à sa bonne gestion.

Fin 2021, une première extension du projet a été envisagée en lien avec l’association Malem-Auder : l’adjonction d’une unité d’élevage bovin. Ce petit élevage a une double vocation : d’abord fournir la base de l’engrais naturel nécessaire à la fertilisation des terres, ensuite grâce à l’embouche, augmenter les revenus du groupement.

Ce projet, dont le budget était plus limité (environ 3.000 €), a été totalement pris en charge par un groupe de jeunes étudiants et enseignants qui se sont rendus sur place en juillet 2022.

Nous sommes maintenant arrivés à la 3ème phase du projet Bangadj, une extension du périmètre initial.

Le projet

Le périmètre actuel du groupement est de 3.600 m² (en rouge). La plus grande surface est occupée par les cultures et plantations diverses. Une parcelle très limitée est réservée à l’élevage. Cette nouvelle activité (implémentée en 2022) génère des déchets hautement valorisables dans le maraîchage et augmente nettement les revenus grâce à l’embouche. Le groupement a d’ailleurs obtenu d’un programme de l’état des inséminations permettant d’augmenter la qualité de la race locale.

La configuration du terrain est assez favorable. En effet, le puits (en jaune) est situé à l’angle le plus élevé du terrain et donc c’est par gravitation que l’eau puisée du puits circule vers les différents bassins construits sur le périmètre.

L’extension prévue (en vert) d’environ 35 x 45 m permettra d’atteindre la surface de 5.200 m², soit un peu plus qu’un ½ hectare.

Le puits est bien entendu à même de subvenir au surplus des besoins en eau et la faible distance entre les deux espaces (et toujours grâce à une pente favorable) ne posera pas de problème.

Les infrastructures sont également limitées grâce à cette proximité : seuls sont nécessaires la sécurisation et les bassin à eau.

Nous visons 3 axes :
• Formations
Augmentation de la formation en gestion et dynamique organisationnelle.
Augmentation de la formation en agroécologie.
• Infrastructures
Sécurisation du périmètre de 160 m par grillage doublé de haie vive.
Construction de 2 bassins de rétention d’eau.
• Equipements
Accroissement du matériel de maraîchage.

Objectifs

Le projet « Takku Liggeye à Bangadj, en route vers l’autonomie » vise à rendre totalement autonome le groupement et constitue une phase finale de la collaboration entre le groupement et Malem-Auder asbl.

• Objectif spécifique 1 : Augmenter les capacités et compétences en gestion et en techniques agroécologiques au sein du groupement
• OS2 : Augmenter la superficie du périmètre pour atteindre un ½ hectare.
• OS3 : Augmenter les revenus du groupe-cible et atteindre l’automie

Résultats attendus

Résultat 1 : Une mise à jour des connaissances du groupement en agroécologie et en dynamique organisationnelle et gestion est proposée aux membres actifs (OS1)
L’association Coumbissa (agroécologie) et les responsables Malem-Auder (dynamique et gestion), seront les formateurs pour une durée totale de 8 journées de formation.

Le suivi et surtout le rapportage des résultats des différents aspects du projet seront assurés par la personne-ressource du groupement, M. Babacar Ndao, et les responsables de Malem-Auder.

Résultat 2 : L’extension du périmètre est sécurisée (OS2)
La parcelle d’environ 35×45 m doit être sécurisée par la pose d’un grillage doublé d’une haie vive. Cette technique, utilisée de longue date par l’association Malem-Auder, permet de limiter les coûts de sécurisation tout en insistant sur l’importance des enjeux écologiques et de reforestation. En effet, la plantation d’une haie vive de 200 arbustes permet la limitation des coûts par l’installation d’un grillage à la place d’un mur de blocs de ciment et l’objectif de reforestation. Une haie vive plantée autour d’un périmètre de ce type de terrain permet la plantation d’environ 200 arbustes.

Résultat 3 : Deux bassins de rétention d’eau sont construits (OS2)
Ces bassins, d’un volume cumulé d’environ 10 m³, sont à double paroi de manière à éviter les fissures et pertes d’eau. Ils sont reliés au bassin principal par des tuyaux en polyéthylène enterrés.

Résultat 4 : La surface définitive du périmètre permet l’autonomie totale du groupement. (OS3)
Le terrain d’un peu plus qu’un ½ hectare peut permettre une production plus importante et également une meilleure répartition des tâches pour un groupement d’une trentaine de personnes. La partie élevage bovin permet une embouche et booste les revenus ce qui permet l’autonomie totale du groupe.

Planification

L’ensemble des activités prévues se dérouleront de mars à juillet 2024.
L’accompagnement et le suivi s’étaleront de mars 2024 à décembre 2025.
La finalisation de cette phase 3 signifie également que le groupement sera parvenu à une autonomisation. L’accompagnement par l’asbl devrait se terminer fin 2025

Budget

Le budget prévu pour les différents aspects du projet est de 6500 €